vendredi 6 avril 2012

"Etudier à l'étranger, c'est fabuleux !"

... C'est ce que tout le monde dit quand il rentre d'un semestre en dehors des frontières de l'hexagone.

En fait, étudier à l'étranger, c'est un peu comme une femme enceinte. Une fois qu'elle a accouché, elle te dit que c'est trop la meilleure chose qui lui soit arrivée de sa vie et qu'elle recommence quand tu veux. Elle ne te parle pas des nausées, du lendemain de cuite permanent pendant 6 mois, du cache-cache auquel jouent tes pieds, du déchirement de son anatomie à la délivrance, non, elle ne te parle pas de tout ça.

Un étudiant qui revient de l'étranger il ne te parle pas des premières semaines, où, dès le matin au réveil (et Dieu sait à quel point j'aime les réveils), les gens te parlent dans une langue où tu comprends un mot sur 2. Il ne te parle pas de ce vague sentiment de débilité profonde qui s'empare de ton être quand quelqu'un te parle et que tu le fais répéter 15 fois avant de répondre à côté de la plaque.

Non, personne ne te dira que, pendant 3-4 semaines, tu as l'impression d'avoir 2 de QI, que tu passes pour un autiste à ne pas rire aux blagues parce que tu ne les comprends pas ou encore que le simple fait de manger au RU devient une épreuve de Fort-Boyard...

Mais rassurez vous, je sais que ça ne dure pas, que "ça va venir", que je vais m'y faire, et qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal !

/me retourne mongoliser au milieu des gens qui rient...

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