Bah oui, c'est les exams, alors j'ai rien d'autre à faire que faire des bilans et me poser des questions à la con...
Tout à commencé un bel après-midi de septembre à Toulouse. Débarquement timide sur le campus de l'INSA Toulouse, ma vie dans le supérieur commençait. Après avoir traversé la France en voiture et m'avoir aidée à aménager ce qui aura été mon chez-moi pendant 2 ans, PapaMaman rentrent en Bretagne, me laissant seule avec moi-même à l'autre bout de la France.
Seule, mais pas pour très longtemps. Le lendemain après-midi, un débarquement de GDA (Grands Deuxièmes Années) dans mes 9m² rompent ma solitude, et ce fut le début d'un grand n'importe quoi. Et là, phase critique de ma vie, il s'avère que mon parrain de promo et sa joyeuse bande de copains ont rédigé LA plaquette de présentation de l'INSA qui est envoyée aux premières années. LA bible, celle que tu lis et relis tout l'été, en te disant que l'INSA Toulouse, ça va être trop bien.
Une année se passe, tranquillement, et là, vient le moment d'organiser la semaine d'accueil pour les premières années à venir. Répartition en commission... Ah bah tiens, la plaquette, c'est trop bien, c'est parrain qui l'a dit ! Allons-y pour la plaquette ! Ah, il faut un chef de commission pour aller siéger aux réunions ? Bah pourquoi pas, après tout, les autres sont déjà pris sur cette plage horaire.
Ce fut le début de la fin. De réunions en réunions, la semaine d'inté se dessine, la plaquette se rédige, la vie avance quoi. La plaquette rédigée, elle est envoyée aux PPA de la promo 45. La semaine d'accueil commence, les PPA me connaissent, moi LolO, la madame de la plaquette, ils viennent me voir... Et oui, la reconnaissance, ça flatte l'égo.
La semaine d'accueil finie, l'Amicale (qui gère de loin l'accueil des nouveaux entrants) a besoin d'une secrétaire. Terrorisée à l'idée de prendre des responsabilités, ce sont elles qui viennent me trouver, en la personne de Lapinou, président de l'Amicale. Et pourquoi pas, après tout, secrétaire intérimaire jusqu'en avril, ce n'est que taper des comptes-rendus et trier de la paprasse sur le premier semestre. Et je redouble, j'ai rien à faire de mon premier semestre, soyons fous !
C'est là que la machine infernale se met en route. Octobre 2007, congrès de Promotion et Défense des Etudiants. Lapinou me dit "tu vas voir, ça va être fun, les gens sont cools et les soirées vendent du rêve". Soit, allons-y pour le congrès.
Et bien ce congrès a été pour moi catastrophique. Lapinou me présente des tas de gens qui se connaissent entre eux puis me lâche dans la nature pour aller voir ses gens à lui. Et moi, dans tout ça, je regarde tout le monde évoluer, rire, sans rien comprendre. Les formations sont totalement intéressantes à mes yeux, parce que pour moi, l'asso, c'est organiser des soirées et trier des papiers. La représentation, PDE, BNEI, FAGE, UNEF, modèle ascendant et compagnie, ça me passe largement au dessus ! Même les soirées, ne connaissant personne et étant d'une timidité maladive, ont été d'un ennui mortel.
Mais le président du BNEI est très beau (oui, je sais...) donc je reviendrais, rien que pour lui. Avec le recul, je me dis que c'est ce ridicule là qui a causé ma perte !
Pendant ce temps, à l'INSA, les élus CEVU votent je ne sais plus trop quoi qui ne me plait absolument pas. Lorsque je cherche à en discuter avec un des élus pour savoir pourquoi ils ont voté ça, il me répond "JE sais ce qui est bon pour les étudiants, qui es-tu pour savoir ce qui est bon pour toi, si ça te plait pas, t'as qu'à te présenter, les élections arrivent !"
Me voilà donc partie dans la campagne, avec JJ, compagnon d'infortune, exploités par le sus-dit Lapinou qui ne m'inspirait alors plus qu'une chose : une irrépressible envie de l'égorger ! Mais bon, les élections gagnées, le travail d'élu commence, et c'est là que j'ai décidé de tomber malade.Assez gravement malade pour m'empêcher d'aller en cours et me faire rater mon année.
Entre temps, d'AG BNEI en séminaire de formation des élus, je rencontre Siamois, Grappe, Mathieu et tout un tas de gens merveilleux qui font que je ne reviens que pour eux. Les tracas FAGE/PDE et tout le reste sont inexistants pour moi. je ne vais aux évènements nationaux QUE pour voir les copains.
Virée de l'INSA Toulouse, c'est dans cette vision de l'associatif là que je débarque à Rennes : une haine versatile (oui, je joue à "je t'aime moi non plus") pour le rongeur et une méconnaissance notoire de ce qui se passe au national.
Evidemment, la première chose que je fais en arrivant à Rennes, c'est aller voir l'asso des sciences pour savoir s'ils n'ont pas besoin d'un coup de main. Parce qu'au fond, l'asso, c'est un peu une drogue.
Donc me voilà, toute fraiche mais expérimentée et motivée, dans une asso de gens cools, mais... AFNEUS ? Késako ?! La mono sciences de la FAGE ? La quoi de qui ?! Ouh là, j'ai (encore) rien compris ! Je savais que j'aurais dû écouter les formations !
Tiens, encore un poste de secrétaire générale, c'est cool secrétaire, allons-y ! C'est là que le drame commence. Me voilà propulsée dans un ballet de nationaux auquel je ne comprends rien. D'un côté, je m'en mange dans les dents de la part des administrateurs de l'AFNEUS parce que je suis ancienne ingé. De l'autre, les amis que j'ai pu me faire au BNEI sont adorables. Mais bon, je ne suis plus ingé, le bureau national de l'AFNEUS est génial, et la FNEB (asso des BIO's de PDE) n'est pas du tout à mon goût, et en plus, moi, la bio...
Et je me retrouve où, moi, là dedans ? De toutes façons, ce qui compte, c'est le local. Ma petite asso rennaise doit se refaire une santé, elle a ses soucis à elle, et le national, ça sert à rien qu'a rire avec les copains !
Propulsée au poste de présidente de la Corpo sciences, je me retrouve par le fait administratrice de l'AFNEUS. Là, il va falloir faire un choix. Oui, mais ce choix ne m'appartient pas.Ayant eu la chance de découvrir les 2 côtés, j'impose cette double vision aux gens de mon asso. Je propose donc aux administrateurs de ma Corpo de découvrir les 2 et de faire le tri eux-même, c'est tellement plus simple que d'écouter les "on dit".
Malheureusement, cette volonté de double vision et d'ouverture ne sied guère à un des 2 côtés qui n'accueille mes nouveaux comme ils mériteraient de l'être, leur laissant un arrière goût de "Arf, ça peut pas être pire en face". Parce que oui, quand on agresse quelqu'un pour lui demander ce qu'il pense de sa présidente, si elle lui impose des choix et lui dire que c'est qu'une conne, bah non, quand ta présidente c'est ta pote, ça a tendance à ne pas forcément te plaire...
A titre personnel, je suis pour l'heure administratrice d'une structure où je ne me sens pas à ma place, où je passe ma vie à me faire engueuler quand j'y vais, qui a pas mal de méthodes qui vont à l'encontre de mes valeurs parce que souvent trop proches du syndicalisme, avec qui ils font d'ailleurs des listes communes parfois ; mais j'ai mes copains dans l'autre structure, ceux avec qui je m'amuse, ceux qui m'ont fait découvrir l'asso et qui m'ont toujours soutenue.
Vous savez, maintenant, je sais où je suis et de quel côté je me place, mais c'est vous qui m'y avez poussée. Maxime a raison, je suis trop sentimentale pour faire de l'asso. Je vais du côté où on m'accueille à bras ouvert, où j'ai mes copains et là où je m'amuse bien, et non du côté où on me pousse à faire des choix, où on ne me parle pas sinon pour m'engueuler ou avoir des conversations chiantes. Je ne vois pas dans la FAGE/AFNEUS le côté Rock'n Roll que semblent pourtant y trouver un très grand nombre de personnes.
Dernière chance aux assoliades. Si je m'y fais engueuler/ trasher/ chier, je ne viendrais plus. Après tout, c'est peut-être ce que vous cherchez, et puis bon, l'AFNEUS a vécu sans représentants de l'ARES pendant pas loin de 2 ans, elle n'est plus à 1 an près !
Voilà un bien triste bilan de 4 ans d'études dans le supérieur. Que d'énergie dépensée à se battre contre des moulins à vents, que de prises de tête, de crises de larmes, de fou-rires, de discussions passionnantes, de discussions chiantes et redondantes, de colères, de joies... Tout ça, pour les étudiants, mais surtout pour moi.
Parce qu'au fond, l'asso, ce n'est que de la flatterie de l'égo, au service des étudiants !
;)
1 commentaire:
on fait une team siamois aux assoliades comme ça tu sera pas seule et en plus si on se fait virer on s'en branle on trippera quand même comme on sait si bien le faire^^
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